Hunanim

Texte de Reginald Rose
Idée originale et adaptation de Raphaêl Sentjens
Mise en scène de Melinda Heeger
Avec Marwane El Boubsi, Maxime Houplain, Mickaelis Karagianis, Nelson Lizé, Laura Mann, Gilles Poncelet, Vincent Sauvagnac, Raphael Sentjens, Carmelo Sutera, Eglantine Wéry
Lumières et scénographie de Melinda Heeger 

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SYNOPSIS

Il s’agit d’un huis clos entre les jurés du procès d’un jeune de banlieue accusé d’avoir poignardé son père. S’ils rendent le verdict coupable, l’accusé est condamné à mort.
Tout accuse le suspect, pourtant lors du vote qui doit décider du verdict final, un juré ne lèvera pas la main pour le désigner coupable. Sa raison : il n’est pas sûr. L’unanimité étant requise, aura lieu un débat durant lequel chacun devra se positionner. Ces dernières ne cesseront de changer au rythme des arguments qui apparaissent, des révélations qui transparaissent et des faits établis qui se désagrègent…
Avec Hunanim nous avons décidé de questionner la pression sociale et la difficulté d’assumer une opinion propre au sein d’un groupe. Nous appelons tout un chacun à (se) questionner avant de juger.

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NOTE D’INTENTION

« Hunanim » est une adaptation fidèle mais universellement intemporel de la pièce de théâtre écrite par Reginald Rose (auteur et scénariste New-Yorkais) en 1952 : « Douze hommes en colère ». L’adaptation cinématographique avec Henry Fonda est mieux connue du grand public.

Pourquoi ce texte ? Parce que certaines choses sont intemporelles. Á l’image des grandes oeuvres de Shakespeare, il reste des sujets, des débats et des tensions profondément liées à l’humain en tant qu’humain qui traversent les âges sans perdre leur force. Nous dirons même plus, certains sujets se renforcent avec le temps.  Et c’est le cas de  « Douze hommes en colère ».
Notre adaptation nous a permis de faire ressortir l’essentiel, le cœur profondément universel, en purifiant certaines références culturellement américaines ou pré-datées. Nous invitons donc le spectateur à se retrouver en huis clos (au même titre que les différents membre du jury) au cœur même de ce qui est intrinsèque à l’évolution humaine : le système social (la Justice ) !

La tension dramaturgique est véhiculée grâce à la question de « vie ou de mort » . Les jurés dé-tiennent entre leurs mains la responsabilité d’envoyer un jeune garçon à la mort, et cette dernière leur a été mise sur le dos de force. En tant que citoyen, légalement, ils n’ont pas d’autres choix que d’être présents et de faire ce qui leur est demandé : se mettre d’accord à l’unanimité. La tension dramaturgique évolue et va se jouer et se déterminer autour de ce point crucial : la place de l’individu au sein d’un groupe social hétéroclite. Question fondamentale. La place de l’individu dans un groupe : le rôle à jouer, le rôle imposé ou le rôle pris par la force, les relations avec « l’autre », les relations aux jugements et la difficulté d’assumer sa propre opinion.

Mais également toutes les interactions interne. Interactions de pouvoir, de force, de soumissions, etc. « Hunanim » traite toutes ces questions avec finesse et intelligence.

Une enquête est menée et le spectateur ne veut pas en perdre une miette. Et alors que le temps passe, l’ambiance devient étouffante, la luminosité s’assombrit, le temps devient gris et lourd… Jusqu’à ce que l’orage éclate. Et à son image les identités se dévoilent et s’entrechoquent. Tantôt touchant, tantôt violent, tantôt accablant, tantôt pathétique mais toujours authentique !
L’écriture est quotidienne et actuelle. L’esthétique est évidente.

 

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