Le théâtre n’est pas seulement un événement, c’est un mode de vie ! Nous sommes tous des acteurs : être citoyen, ce n’est pas vivre en société, c’est la changer. Augusto Boal

L’association YapluKa travaille depuis 2015 dans le secteur du jeune public et plus spécifiquement pour les adolescents. Considérant le théâtre comme un outil et pas comme une fin en soi, l’association crée des œuvres ancrées dans la réalité sociale, mène des actions de terrain, va à la rencontre des publics adolescents et post-adolescents, organise des animations socio-théâtrales et encadre ses spectacles par des débats en bord de scène.

Dans le cadre d’une création théâtrale qui avait pour sujet le système éducatif, la Cie YapluKa a été à la rencontre de plus de 360 élèves et enseignants à Bruxelles et en Wallonie. Au sein de leurs établissements scolaires respectifs,  la parole leur a été donnée sur leur réalité de terrain, les difficultés, les injustices qu’ils rencontrent et les besoins qu’ils ont.

Après avoir été confrontés à ces réalités et dans l’objectif de répondre aux besoins exprimés : espace de parole libre, écoute active et respectueuse, communication assertive, la Compagnie a décidé de proposer aux acteurs de la vie scolaire des activités socio-théâtrales qui mettent en avant une approche solidaire et créative du théâtre et de la communication. Plus largement, cette initiative contribue au développement d’un enjeu de société important : l’inclusion sociale commence à l’école !

La SOcio-théâtralité 

Afin de vous donner une idée concrète de la méthode, voici le déroulé d’une animation type qui utilise la socio-théâtralité :

  • Accueil, dans une posture d’équité et de respect, inviter les participants à déplacer le mobilier de leur espace afin de former un cercle. Bouleverser l’espace crée la disponibilité.
  • Ouverture du dialogue, la rencontre avec l’Autre commence en s’intéressant à lui et à sa voix. Le but est d’offrir la parole à chacun, à qui veut autour d’une thématique choisie en amont.
  • Mise-en-corps, en voix et en confiance avec plusieurs exercices d’échauffement : partir de soi et s’ouvrir au monde.
  • Improvisations et communication interpersonnelle : pratique de la socio-théâtralité ou comment apprendre la communication non-violente et la gestion de conflits par la pratique et le plaisir de l’improvisation.
  • Débriefing collectif :  Qu’avons-nous ressentis ? Qu’avons-nous proposer de nouveau ?
  • Conclusion et responsabilisation : d’acteur-passif devenir acteur-actif de sa vie.

objectifs dE l’animation

Les élèves sont encouragés à prendre la parole librement et à partager les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans différents secteurs de leurs vies. Grâce à l’improvisation, ils sont invités à (re)vivre des situations conflictuelles et à en prendre plaisir grâce au phénomène de catharsis.  Ils sont encouragés à remettre en question leurs ressentis passé et à réenvisager la situation en recherchant une issue différente et positive au conflit.  Des outils leurs sont offerts pour les aider à prendre conscience des enjeux, de la complexité et de l’importance majeure de la communication interpersonnelle dans la vie quotidienne.

Les animations autour des spectacles

ANIMATIONS scolaires pour « Dernière leçon »

Dans le cadre du spectacle « Dernière leçon« , soutenu par le Centre Scénique Jeunes Publics de Bruxelles et subventionné par la Cellule Culture-Enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et par la Cocof, nous organisons des ateliers-rencontres dans les classes de secondaires bruxelloises et wallonnes afin de sensibiliser les jeunes au théâtre et à l’esprit critique.

Dossier pédagogique de « Dernière leçon ».

explorer, apprendre et créer avec  « PARCE QUE C’EST UNE FEMME… »

Découvrir Kateb Yacine, un auteur majeur de la littérature maghrébine. Un contexte historique et une dynamique d’écriture particulière. Découvrir la Kahina ou Dihya, un symbole de force féminine incontournable. Explorer les enjeux actuels de ce texte et la mouvance théâtrale qui en découle. Passer à l’acte en choisissant des extraits de textes et de les interpréter et les mettre-en-scène.

Dossier pédagogique de « Parce que c’est une femme ».

THÉÂTRE AGORA POUR « TRANSMÊTRE »

Dérivé du Théâtre-Forum d’Augusto Boal (né en 1931 à Rio de Janeiro), cette forme a été inventée par une compagnie de Théâtre-Action belge. Elle inclut une participation du public, mais pas en allant physiquement sur le plateau. Cette forme appelle à une prolongation de la fiction, une fiction qui atteint le public en lui permettant d’y prendre part de façon rhétorique, au travers de questions et de discussions échangées avec les personnages du récit qu’ils ont suivi. Durant les représentations scolaires, afin de sensibiliser les adolescents à ces questions, le spectacle peut s’achever par une séance sociale et participative avec le Théâtre Agora.

Dossier pédagogique de « TransmÊtre ».